Qui sommes-nous
Le parti « La Communauté Haredi » a été fondé en 2026 (5786), en vue des élections pour la 26e Knesset, afin de répondre aux besoins et aux difficultés de l’ensemble du public haredi en Israël.
« La Communauté Haredi » porte bien son nom : un parti qui représentera avec fierté l’ensemble de la société haredi, sans distinction de communauté, de courant ou d’origine. Il se battra pour les causes qui sont l’âme même du judaïsme haredi et, parallèlement, il œuvrera pour que chaque Juif haredi puisse s’intégrer à la vie active sans renoncer à ses principes ni à la tradition du foyer paternel.
Le parti est présidé par Moti Leitner, maire adjoint de Beit Shemesh et président du groupe « Derekh » au conseil municipal. Leitner, et avec lui les autres membres de la liste de la Communauté Haredi pour la Knesset, incarnent la génération nouvelle et pleine de fraîcheur de la représentation haredi : une vision et une pensée alliées à un sens de la mission et à des capacités d’action éprouvées, au service du public tout entier.
Le parti est accompagné et soutenu par de grands sages de la Torah, qui guident sa marche et éclairent son chemin.
Contexte
L’initiative est née d’un dialogue approfondi entre des représentants de nombreuses communautés qui sentaient que leur voix n’était pas entendue et que leurs besoins n’étaient pas représentés dans le cadre politique haredi existant : parmi elles, des communautés d’olim venus de l’étranger, des baalei techouva, des haredim qui aspirent à conjuguer la Torah et le derekh eretz comme un mode de vie pleinement choisi, et bien d’autres encore.
De ce sentiment sont nées au fil des années de nombreuses initiatives devenues réalité, parmi lesquelles : la création de la filière d’enseignement public haredi et de nombreux autres établissements scolaires, de nouveaux mouvements de jeunesse, le développement de parcours de service adaptés aux jeunes haredim, ainsi que des listes politiques qui se sont présentées aux élections dans toute une série de municipalités. Presque toutes ces initiatives ont rencontré une forte demande et un succès extraordinaire, avec l’aide du Ciel.
Ces dernières années, quelque chose s’est brisé en Israël. Au cours du mandat de la 25e Knesset, et surtout depuis la catastrophe du 7 octobre, il est apparu clairement que les représentants haredim de longue date non seulement n’agissent pas pour des pans larges et croissants du public haredi, mais sont aussi incapables d’atteindre les objectifs mêmes pour lesquels ils ont été élus, comme la protection des étudiants de la Torah ou l’amélioration du logement et de la subsistance du public haredi.
En l’espace d’un seul mandat de quatre ans, la situation du citoyen haredi d’Israël s’est dramatiquement dégradée dans presque tous les domaines. Les étudiants des yeshivot se sont retrouvés criminalisés, sous menace d’arrestation et de sanctions économiques, les budgets de l’éducation ont fortement chuté, et le mot « haredi » est devenu une insulte au sein de larges pans du public israélien.
À l’intérieur même du camp, la situation ne cesse de s’aggraver. De vieux maux se renforcent et de nouveaux apparaissent : l’humiliation en public de jeunes haredim qui servent dans les forces de sécurité ; des campagnes d’injures et de dénigrement visant jusqu’à de grands sages de la Torah et d’importants rebbes ; une corruption profonde dans certaines municipalités haredi ; des élèves qui décrochent des écoles et alimentent le phénomène des jeunes de la rue ; des discriminations fondées sur l’origine communautaire ; et bien d’autres encore. Et les représentants haredim ? Silence.
Sur fond de cette crise a mûri la conviction que les choses ne peuvent plus continuer ainsi. Il n’est plus possible de rester les bras croisés et de regarder partir en ruine les acquis que le judaïsme haredi a bâtis au prix de décennies de labeur. Si rien ne change, cette tendance se poursuivra. Et si elle se poursuit, à D.ieu ne plaise, à quoi ressemblera le public haredi dans quatre ans ?
Cette fois, nous prenons nos responsabilités
La Communauté Haredi et ses représentants proposent une approche différente, fondée sur un principe directeur : prendre ses responsabilités et affronter les défis de face, au lieu de se retrancher dans des combats sans issue contre la réalité, ou de balayer les défis sous le tapis en espérant qu’ils se résolvent d’eux-mêmes.
Sur la crise de la conscription et le statut des étudiants des yeshivot, par exemple, la Communauté Haredi propose la solution simple et sensée, la seule qui puisse assurer aux étudiants de la Torah une véritable protection : celui qui étudie vraiment la Torah, sa place est à la yeshiva. Et celui qui n’étudie pas doit accomplir un service de sécurité, dans des parcours bien adaptés au public haredi, que les représentants du parti s’emploieront à développer et à consolider.
Sur la difficulté de gagner sa vie : la Communauté Haredi propose d’abandonner la guerre que mènent les partis haredim contre la filière d’enseignement public haredi, qui donne à ses élèves, dès le plus jeune âge, les outils de la vie active, et, au contraire, de l’étendre et de la renforcer par des ressources supplémentaires dans chaque ville. Dans le même temps, l’indépendance de l’éducation haredi sera jalousement préservée, et chaque communauté haredi pourra choisir comment éduquer ses enfants, sans aucune ingérence.
Et il en va de même pour toutes les questions critiques à l’ordre du jour du judaïsme haredi, le logement abordable, le décrochage scolaire, les discriminations communautaires et bien d’autres : sur chacune d’entre elles, la Communauté Haredi propose le programme le plus sensé, le plus détaillé et le plus sérieux. Voilà ce que signifie prendre ses responsabilités.
D’où nous venons
En 5672 (1912), à la conférence de Katowice, les grands sages d’Israël décidèrent de fonder le premier cadre politique haredi unifié. Ils proclamèrent que le but du mouvement était :
« Résoudre, dans l’esprit de la Torah et de la mitsva, toutes les questions qui se posent jour après jour dans la vie du peuple juif. » En 5786, ici, en Terre d’Israël, nous poursuivons leur chemin et nous proclamons que le but du mouvement « La Communauté Haredi » est de résoudre, dans l’esprit de la Torah et de la mitsva, les grands défis qui se dressent devant le public haredi.
En émissaires du public qui abordent cette tâche avec une crainte sacrée, les représentants de la Communauté Haredi marcheront dans la voie de la Torah et de la mitsva qui nous a été transmise de génération en génération, et ils ne s’en écarteront ni à droite ni à gauche. Tous leurs actes seront accomplis avec fidélité et avec le plus haut sens des responsabilités, dans la paix et dans l’unité. Et puissent s’accomplir en eux les paroles de nos Sages dans le traité Yoma (86a) :
« “Tu aimeras l’Éternel, ton D.ieu” : que le Nom du Ciel se fasse aimer grâce à toi. Que l’homme lise et étudie la Torah, qu’il serve les érudits de la Torah, et que ses rapports avec les gens soient empreints de douceur. Que disent alors les gens de lui ? Heureux son père qui lui a enseigné la Torah ; heureux son maître qui lui a enseigné la Torah. Malheur à ceux qui n’ont pas étudié la Torah : cet homme, qui a étudié la Torah, voyez comme ses voies sont plaisantes, comme ses actes sont droits. C’est de lui que l’Écriture dit : “Et Il m’a dit : tu es Mon serviteur, Israël, en qui Je me glorifie.” » Le parti enregistré
- Nom enregistré
- למען אחיי מפלגת כלל ישראל
- Numéro d’enregistrement
- 59-900211-0
- Statut
- Un parti enregistré en vertu de la loi sur les partis, 5752-1992
Comment nous sommes financés
Le mouvement est financé conformément à la loi sur le financement des partis, par des dons de particuliers, citoyens israéliens uniquement, dans la limite du plafond fixé par la loi. Chaque don que la loi impose de publier est publié.