Chapitre VII
Ensemble, les tribus d’Israël
La discrimination à l’admission dans les établissements est une injustice entre l’homme et son prochain et une faute entre l’homme et D.ieu. Chaque garçon et chaque fille seront considérés selon des critères objectifs, sans égard à l’origine, au statut ou aux relations.
L’expérience éducative montre que l’une des plus grandes causes d’abandon du système scolaire par les enfants et les jeunes est le sentiment d’avoir été rejetés ou traités comme « de seconde zone ». Ce sentiment naît souvent, et s’enracine profondément, à travers les pratiques discriminatoires de sélection et d’admission des établissements scolaires. Il blesse gravement des enfants et des familles de toute la communauté haredi : Séfarades et Ashkénazes, familles de personnes revenues à la pratique religieuse à l’âge adulte, familles de bnei Torah et familles qui travaillent.
La discrimination à l’admission des garçons et des filles à chaque étape de la scolarité, jardins d’enfants, talmudei Torah, écoles de filles, yeshivot ketanot et guedolot, séminaires, est à la fois une grave injustice entre l’homme et son prochain et une faute devant D.ieu. Elle n’a aucune place dans notre communauté, et elle constitue un danger spirituel et éducatif direct pour l’avenir de nos enfants.
Le rav Yossef Shalom Elyashiv, de mémoire bénie, a déclaré : « Un directeur qui n’accepte pas les Séfarades est un voleur et un brigand. Une institution qui prend l’argent de l’État mais n’accepte pas les filles séfarades est un voleur et un brigand. Ce sont des fonds publics, et les Séfarades font partie du public. »
Le mouvement de la Communauté Haredi affirme que chaque garçon ou chaque fille se présentant à un établissement doit être évalué équitablement et objectivement, selon une adéquation réelle, sans considération d’origine familiale, d’appartenance communautaire, de statut social ou de relations personnelles.
Ce que nous ferons
1. Un soutien préférentiel aux établissements publics haredi : donner la priorité, dans les budgets, les infrastructures et les services pédagogiques et sociaux, aux établissements de la filière publique haredi qui admettent les élèves selon des critères équitables et objectifs, sans discrimination. En faire un choix respecté et de qualité pour toute la communauté, et agir avec fermeté contre les directeurs qui pratiquent la discrimination, jusqu’à la suspension.
2. Une commission intercommunautaire pour une affectation équitable : établir une commission professionnelle placée sous accompagnement rabbinique, composée d’éducateurs de tous les horizons, pour définir une grille de critères claire, transparente et égale en vue de la meilleure affectation des élèves, et mettre ce modèle à la disposition des municipalités et des établissements qui veulent agir avec équité, sans filtres étrangers et humiliants.
3. Le programme « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » : déployer un programme éducatif complet qui promeut l’amour d’Israël et prévient le racisme, l’exclusion et la discrimination dans tous les établissements scolaires, sa mise en œuvre effective étant une condition d’accès aux financements éducatifs dédiés.
4. Une discipline budgétaire et la réorientation des ressources : réduire immédiatement le financement public et municipal des établissements qui pratiquent une discrimination illégale ou appliquent des critères discriminatoires, et réorienter les ressources retenues vers les établissements qui font preuve de responsabilité communautaire, refusent la discrimination et accueillent les élèves avec chaleur.