Au fil des années, de nombreux défis sérieux sont apparus, internes comme externes, dans le domaine spirituel comme dans le domaine matériel. Faute d’avoir été traités comme il se doit, ils se sont considérablement aggravés ces dernières années et sont devenus de véritables sources de détresse.
Nous ne pouvons donc plus nous permettre de rester à l’écart. Le temps est venu de traiter ces défis complexes sérieusement et à la racine, afin de renforcer, de protéger et d’améliorer la situation de la communauté haredi. Il est temps d’agir.
I Celui qui consacre réellement sa vie à la Torah doit pouvoir étudier en paix, sans menace et sans entraves. La seule façon de le protéger est une solution globale, qui le distingue de celui dont l’occupation principale n’est pas l’étude de la Torah et qui donne à chacun une voie au sein du monde haredi.
Ce que nous ferons
II Tout haredi qui ne consacre pas sa vie à l’étude de la Torah sera tenu de servir, comme tout autre jeune citoyen de l’État d’Israël. À cette fin seront créés des parcours de service appropriés et variés, permettant d’allier un service significatif à un mode de vie haredi et à l’observance scrupuleuse des mitsvot, les plus légères comme les plus graves.
Ce que nous ferons
III L’éducation haredi restera indépendante, et nous y veillerons jalousement. Et à l’intérieur de notre propre maison, nous disons la vérité : nos enfants ont besoin d’enseignants mieux formés, de bâtiments sûrs, d’une aide réelle pour ceux qui peinent, et d’outils qui les serviront toute la vie.
Ce que nous ferons
IV Le décrochage est une plaie vive au cœur de la communauté haredi : des élèves sont rejetés du système, la douleur des parents est immense, et il n’existe pas de réponse systémique.
Ce que nous ferons
V Chaque foyer haredi mérite une subsistance digne et large. Cela commence dès l’enfance, avec des bases d’anglais et de mathématiques aux côtés de la Torah et de la crainte du Ciel, et se poursuit par une vraie formation pour ceux qui partent travailler en portant déjà une famille sur leurs épaules.
Ce que nous ferons
VI La construction pour la communauté haredi est loin derrière sa croissance naturelle ; la surpopulation s’aggrave et les dettes pèsent lourd. Nous n’accepterons pas des « cités haredi » détachées de tout, en périphérie, sans emploi et sans avenir.
Ce que nous ferons
VII La discrimination à l’admission dans les établissements est une injustice entre l’homme et son prochain et une faute entre l’homme et D.ieu. Chaque garçon et chaque fille seront considérés selon des critères objectifs, sans égard à l’origine, au statut ou aux relations.
Ce que nous ferons
VIII Chaque Juif, où qu’il se trouve dans le monde, a le droit de faire son alya et de bâtir ici sa maison. La responsabilité de l’État ne prend pas fin à l’aéroport Ben Gourion, mais dans une intégration réelle : subsistance, éducation, logement et communauté.
Ce que nous ferons
IX Sur le plan économique, nous sommes de droite : marché libre, concurrence et impôts bas. Nous œuvrerons à faire baisser le coût de la vie, à alléger le fardeau de ceux qui travaillent, entreprennent et investissent, et à rendre l’État plus efficace et recentré sur l’essentiel.
Ce que nous ferons