Chapitre VIII
Alya et intégration
Chaque Juif, où qu’il se trouve dans le monde, a le droit de faire son alya et de bâtir ici sa maison. La responsabilité de l’État ne prend pas fin à l’aéroport Ben Gourion, mais dans une intégration réelle : subsistance, éducation, logement et communauté.
La Terre d’Israël appartient au peuple juif tout entier. Chaque Juif, où qu’il se trouve dans le monde, a le droit de monter à Sion et d’y bâtir sa maison. À l’heure où tant de communautés juives à travers le monde affrontent une incertitude croissante et l’antisémitisme, l’État d’Israël doit ouvrir grand ses portes à chaque Juif qui souhaite rentrer chez lui. Les difficultés financières, la bureaucratie, les barrières de la langue ou l’inquiétude pour la subsistance et la vie communautaire ne doivent jamais barrer la route à un Juif ou à une famille juive qui souhaitent faire leur alya.
La responsabilité de l’État ne s’achève pas à l’instant de l’atterrissage à l’aéroport Ben Gourion. Une alya réussie exige une intégration pleine dans l’emploi, l’éducation, le logement et la vie communautaire. Les nouveaux immigrants doivent recevoir les outils et l’accompagnement personnel nécessaires pour rester en Terre sainte, y construire leur vie et sentir qu’ils y sont vraiment chez eux.
Le mouvement de la Communauté Haredi œuvrera à augmenter de manière significative les budgets consacrés à l’encouragement de l’alya et au soutien des nouveaux immigrants, avec un accent particulier sur leur intégration professionnelle, sociale, éducative et communautaire.
Ce que nous ferons
1. Lever les obstacles à l’alya : simplifier les démarches bureaucratiques et accélérer l’alya, pour épargner peines et retards inutiles à chaque Juif qui souhaite rentrer chez lui.
2. Une orientation professionnelle : créer des parcours de reconnaissance des qualifications acquises à l’étranger et des formations professionnelles adaptées, pour que chaque immigrant puisse gagner dignement sa vie et entrer sur le marché du travail en préservant son mode de vie.
3. Une intégration dans les communautés haredi : développer des programmes d’accompagnement dédiés pour la communauté haredi, apportant des réponses en matière de logement, d’éducation, de synagogues et de cadres communautaires respectueux, pour qu’aucune famille ne soit forcée de choisir entre une intégration réussie et la préservation de son identité et de ses valeurs.
4. Éducation et adéquation spirituelle : une aide individuelle aux enfants d’immigrants dans le système scolaire, en privilégiant des établissements conformes à l’arrière-plan religieux et culturel de la famille, pour que chaque enfant réussisse sans se sentir étranger et sans transiger sur son éducation.
5. Un accompagnement pluriannuel : créer un cadre de soutien qui se prolonge au-delà des premiers mois d’intégration, pour aider les familles à atteindre une stabilité financière et sociale durable.
6. Un soutien aux jeunes immigrants et aux soldats seuls : élargir le filet de soutien pour les jeunes qui ont fait leur alya sans leur famille et pour les soldats seuls, logement, orientation professionnelle et soutien moral compris, tout au long du chemin.